Comment améliorer mon mémoire technique ?

29 mai 2022 Sébastien Kvot

Votre mémoire technique est prêt, mais tout compte fait, vous n’êtes pas sûr du résultat ? La dernière tentative de remporter un marché public a échoué ☹️ ? Ce n’est pas le moment de baisser les bras ! Au lieu de vous désintéresser aussitôt du sujet, pensez plutôt à ce que vous pourriez améliorer. Que manque-t-il à votre dossier pour qu’il soit un élève exemplaire ? Quelles lacunes pourraient être corrigées ✅ ? Promis, cette remise en question a tout pour porter ses fruits ;). Justement, on va parler ici de comment améliorer un mémoire technique et pourquoi cette optimisation en vaut la peine. À vos marques, prêts, feux, lisez !

Pourquoi refondre votre mémoire technique ?

Scénario 1 : la dernière note obtenue était insuffisante

Restez dans la course, la prochaine fois sera la bonne !

Pas question que votre histoire avec les appels d’offres ne s’arrête à une mauvaise note ! D’autant que gagner du premier coup, ça n’arrive que très rarement 😮‍💨.

Alors, si la réponse obtenue à votre dernière marché public traduisait « peut mieux faire », le piège serait d’abandonner illico-presto. Après tout, c’est plus facile de se cacher derrière de (faux) prétextes du type « à quoi bon, il n’y a que le prix 💰 qui compte » ou de ne pas prendre le temps de s’interroger sur l’efficacité du mémoire technique remis.

Sauf que ce serait bien dommage de laisser tomber si proche du but et de jeter le travail réalisé à la poubelle 🚮. En effet, maintenant que vous disposez d’un support existant sur lequel vous appuyer, il n’y a plus qu’à appliquer quelques ajustements pertinents pour !

Et puis, soyons honnête, si vous aviez entrepris cette démarche initialement, c’est que vous avez conscience du potentiel que représente les appels d’offres publics pour votre stratégie de développement. Et ça, ça ne va pas changer de sitôt…

Mettez toutes les chances de votre côté 🙂

Les vrais winners ne sont pas ceux qui ne perdent jamais, ce sont ceux qui ne lâchent jamais l’affaire 🦸‍♂️. Bien. Ceci étant dit, il est temps de se remettre au boulot. C’est là qu’il faut tourner les mauvaises notes obtenues en votre faveur pour cibler les modifications à mettre en place.

À ce titre, la lettre de rejet est très utile pour y parvenir ! En théorie, elle détaille des éléments clés pour refondre son mémoire technique, à savoir :

  • L’entreprise qui a été retenue
  • Le prix à laquelle cette entreprise a été retenue
  • Votre notation versus la notation de l’entreprise retenue au regard des critères d’évaluation définis dans le règlement de consultation (RC).

Toutes ces informations sont très précieuses pour adopter le bon cheminement et vous poser les bonnes questions afin de vous améliorer. Avez-vous obtenu une mauvaise note systématique sur les moyens humains, sur la politique RSE ♻️, sur l’organisation ? Quels aspects vous ont pénalisé selon vous ? Le contenu apporté est-il suffisamment clair et structuré ? Comprend-on quelle est votre valeur ajoutée par rapport à un autre candidat ?

Une bonne stratégie de réponses aux marchés publics doit reposer sur la mise en oeuvre de dispositifs d’amélioration continue.

Eh oui, aucune de ces questions ne devraient être sous-estimées. Pouvoir plancher sur chacune d’elles est une opportunité pour relever la barre et remporter haut la main le prochain marché public 🤩.

Ceci dit, il arrive souvent que la lettre de rejet ne donne pas assez d’éléments permettant d’apprendre de ses erreurs. Dans ce cas, pensez à vous tourner vers la lettre de complément d’informations ! Celle-ci consiste en une demande d’informations complémentaires adressée à l’acheteur public. L’objectif est le même : pouvoir cibler vos faiblesses pour réussir une prochaine fois !

Scénario 2 : le mémoire technique est prêt, mais vous n’êtes pas sûr qu’il soit ok 

Motivation, la victoire n’est pas bien loin !

Prendre le temps (et le recul nécessaire) pour analyser puis améliorer le mémoire technique fraîchement rédigé a un double avantage : maximiser vos chances de réussite sur les appels d’offres et pouvoir le faire régulièrement en y passant de moins en moins de temps ⏳.

L’idée : disposer d’un mémoire technique de référence stratégique, qualitatif, pertinent et complet qu’il suffira d’aménager selon l’offre et les exigences précises de l’acheteur public. Soit un véritable gain d’efficacité pour répondre à différents marchés publics à l’avenir !

Bref, ça vaut le coup de passer un peu de temps à améliorer le dossier final. Reste à savoir comment s’y prendre exactement… Réponse (au pluriel) dans le paragraphe suivant !

Optimisation du mémoire technique : les étapes à suivre

1. Comprendre ce qui n’a pas fonctionné (dans le cas où vous avez déjà tenté votre chance)

Première étape pour améliorer votre mémoire technique : comprendre 🤓 la note qui vous a été attribuée. L’idée est de repérer les éventuelles failles pour inverser la tendance.

Pour y parvenir, posez-vous les bonnes questions : le contenu répond-il vraiment aux attentes de l’acheteur public ? Sur la forme, le document fait-il suffisamment professionnel et qualitatif ? Sur le fond, le texte est-il pertinent ?

Une fois que vous aurez ciblé 🎯 les maillons faibles du dossier, il sera plus facile de vous concentrer sur les aspects à revoir et à retravailler.

Pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné, appuyez-vous sur la lettre de rejet reçu par l’acheteur public.

Cette fameuse lettre de rejet doit être mis en concordance avec les critères d’évaluation énoncés dans le règlement de la consultation. Si tel n’est pas le cas, nous vous rappellerons jamais assez l’importance de la lettre de complément d’informations 🕵️‍♂️ !

2. Personnaliser davantage le document

La personnalisation du mémoire technique est sans doute l’étape la plus cruciale pour vous démarquer de la concurrence et capter l’attention de l’acheteur public. En effet, c’est grâce à cet exercice que vous pouvez valoriser votre savoir-faire et votre valeur ajoutée.

Oubliez les phrases bateaux et généralités utilisées par Monsieur Tout le Monde et dites adieu au copier-coller. Veillez plutôt à vous différencier grâce à des indicateurs précis, d’autant que certains critères d’évaluation reviennent de façon récurrente eu égard à votre activité. Ne lésinez pas sur la réponse à ces critères et essayez d’aller dans le détail ✍️ !

  • Les moyens humains dédiés. Généralement, beaucoup d’opérateurs économiques pensent à transmettre des données chiffrées. En d’autres termes, le nombre de moyens humains déployés. C’est bien mais insuffisant. Il conviendra d’expliquer au pouvoir adjudicateur (acheteur public), les missions de vos agents : Qui fait quoi ?
  • Le savoir-faire technique. Il s’agit alors de valoriser votre expertise au travers de gages de qualité précis : avez-vous compris la demande de l’acheteur ? Avez-vous relevés des éléments importants ? Comment comptez-vous apporter des solutions techniques permettant de répondre aux attentes du pouvoir adjudicateur. CCTP bonjour 👋.
  • Un chapitre hygiène et sécurité ainsi qu’un autre sur le respect de l’environnement ♻️ sont aussi de vrais « plus ». D’autant qu’entre la Covid-19 et l’urgence écologique, il est difficile de nier à quel point ces sujets sont d’actualité ! Au menu : mesures de sécurité mises en place (port des EPI, PPSPS, plan d’installation de chantier…), engagements environnementaux, collecte des déchets ou démarches entreprises pour minimiser la nuisance du voisinage.

Pour personnaliser votre mémoire technique, n’hésitez pas à vous appuyer sur la cahier des clauses techniques particulière, le CCTP. Vous trouverez au sein de ce document, présent dans le DCE (dossier de consultation des entreprises), le récapitulatifs des besoins techniques de l’acheteur.

3. Structurer la mise en page et faire preuve de clarté

Si on veut donner envie de lire, on soigne la forme 🤩. Si on veut que la lecture soit facilement accessible, on soigne la clarté ! Bien sûr, l’idéal est de ne rien laisser au hasard en soignant les deux. Objectif : obtenir un document clair, structuré, agréable et facile à lire. En effet, on a vite fait de perdre des points sur cet aspect quand bien même le fond est pertinent. C’est dommage !

Pour vous aider dans la mise en forme de votre document, et c’est un sujet que l’on maîtrise bien 👨‍🎨, on vous donne quelques tips :

  • Commencer le dossier par un sommaire : la base pour structurer le tout aussi bien au moment d’écrire que de lire !
  • Illustrez vos réalisations et expériences similaires avec quelques photos à l’appui afin de dynamiser la mise en page et entrer dans le concret.
  • Éviter de trop en faire. Less is more ! Exit les répétitions dans l’argumentaire car elles pourraient agacer et donner l’impression que vous cherchez à combler du vide. Mieux vaut faire précis et aller à l’essentiel.

Ensuite, n’oubliez pas d’insérer ici et là des saut de page au sein de votre mémoire technique, mais également au sein de tout vos autres documents comme le dossier de candidature. En cas de modification de vos documents, cela permettra de pas décaler l’intégralité de votre mise en forme 😀.

4. Repérer au mieux les attentes de l’acheteur !

Ça parait évident, et pourtant… On a vite fait d’être hors sujet dans la rédaction du mémoire technique par rapport aux attentes de l’interlocuteur en face de nous. L’idéal pour éviter tout faux-pas ? Répondre point par point aux critères retenus par le pouvoir adjudicateur. Après tout, c’est lui qu’il faut convaincre !

Lorsque l’on parle critère d’évaluation, pensez règlement de la consultation (RC). C’est dans ce document que l’acheteur précise le système de notation mis en place ✅.

Pas question alors de s’égarer en dehors de ses attentes. Rester focus sur ses requêtes permet de lui montrer que vous avez compris les besoins attendus pour le projet et que vous pouvez répondre en tout point à ses exigences.

2 possibilités pour améliorer son mémoire technique

1. Vous en occuper vous-même si vous sentez avoir les épaules pour

Si vous comptez refondre votre mémoire technique, la première option est de vous frotter à l’exercice d’optimisation vous-même 🕵️‍♂️. Après tout, vous êtes le mieux placé pour savoir quels atouts vous sont propres et vous permettent de vous démarquer.

Cependant, même si cette démarche est tentante, n’oublions pas que le mémoire technique est un document complexe à réaliser. Deux prérequis sont notamment nécessaires pour se lancer soi-même : avoir une bonne plume ✍️ et avoir le sens du détail. Présenter un contenu clair et suffisamment détaillé (sans pour autant être redondant) est essentiel pour apporter une réponse pertinente à une consultation publique. Pour vous aider, rendez-vous sur nos conseils de rédaction mentionnés ici ;).

2. Déléguer la refonte du mémoire technique à un pro 😉

A contrario, si écrire des pages et des pages 👨‍💻 pour parler de votre expertise est tout sauf naturel pour vous, n’hésitez pas à faire appel à une aide extérieure pour éviter de patauger plus longtemps et vous assurer de rendre un dossier performant à 100%.

Chez Odecia, nous avons justement réceptionné plusieurs appels à l’aide et sommes heureux, grâce à nos nombreuses années d’expertise sur les marchés publics, de pouvoir venir à la rescousse 🦸‍♂️.

N’hésitez donc pas à nous envoyer votre mémoire technique à refondre ! Nous serons ravis d’établir un devis pour optimiser le fond et la forme. En tant qu’experts des marchés publics, nous avons la méthodologie requise pour cerner les faiblesses du document transmis et améliorer l’existant ✅, valoriser votre savoir-faire, enrichir votre dossier et répondre précisément aux attentes du client.

Un exemple avant-après l’optimisation, ça vous dit ?

La rédaction d’un mémoire technique demande de multiples compétences : comprendre les marchés publics, le fonctionnement des acheteurs publics, savoir bien écrire, être en capacité de mettre en forme… Bref, cela peut-être une vrai galère si on se lance à vue sans jamais avoir fait l’exercice. Et je ne vous parle même pas de se lancer sur maîtriser les appels d’offres ⛔️.

Dès lors, lorsque nous améliorons un mémoire technique, nous prenons en compte divers éléments :

  • Les critères d’évaluation récurrent sur votre secteur d’activité,
  • Le plan de votre mémoire technique,
  • La qualité rédactionnelle des différentes parties eu égard aux attentes de l’acheteur public,
  • La mise en forme de votre mémoire…

Pour cela, nous nous appuyons sur notre expertise mais également sur une base de données de plus de 2 000 réponses 🚀. Cela nous permet de rester factuel et objectif dans notre travail.

Vous voulez voir 👀 ce que donne une refonte ? Ici, l’amélioration se voit surtout au niveau de la forme, mais ça vous donne une petite idée ;). À gauche : les images avant l’optimisation. À droite : les images après avoir amélioré le mémoire technique.

Preuve qu’un mémoire technique optimisé, ça change tout !

Si vous avez des questions sur notre service de refonte des mémoires techniques, n’hésitez pas à nous contacter directement à travers notre formulaire spécialement dédié. En attendant, nous vous souhaitons plein de réussite 💶 sur les marchés publics !

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